LE PARISIEN | 05 Nov. 2014

La salle du conseil municipal de Chelles avait rarement été comble comme hier soir. Les élus avaient à se pru vote de façon à pouvoir consulter la population, il a soumis une alternative rassemblant Marononcer sur l’entrée de la ville dans la métropole du Grand Paris. C’était l’option défendue par le maire, Brice Rabaste (UMP), qui, sans surprise, a été soutenu par sa majorité.

« C’est une décision quasi irréversible que nous prenons ce soir », a rappelé Jean-Jacques Marion (PS). « Il s’agit de choisir si Chelles reste seine-et-marnaise ou entre dans le Grand Paris », a-t-il poursuivi, avant d’afficher son opposition à cette alternative. Après avoir demandé un report du vote de façon à pouvoir consulter la population, il a soumis une alternative rassemblant Marononcer sur l’entrée de la ville dans la métropole du Grand Paris. C’était l’option défendue par le maire, Brice Rabaste (UMP), qui, sans surprise, a été soutenu par sa majorité.
ne et Chantereine, le Val Maubuée et la Brie Francilienne.

Même position pour le Front de gauche, pour des raisons différentes, qui a estimé que le choix qui s’imposait à la ville constituait un « attentat démocratique ». « Etre républicain, ce n’est pas nécessairement se résigner à des choix inane et Chantereine, le Val Maubuée et la Brie Francilienne.

Même position pour le Front de gauche, pour des raisons différentes, qui a estimé que le choix qui s’imposait à la ville constituait un « attentat démocratique ». « Etre républicain, ce n’est pas nécessairement se résigner à des choix inacceptables », a insisté Frank Mouly (PCF). Le FN, pour sa part, a indiqué ne pas avoir eu « assez de temps pour se prononcer ».

Brice Rabaste, qui craignait que Chelles, avec ses 54 000 habitants, aux confins de cette superstructure de 6 millions d’âmes, ne soit laissée sur le côté, a été visiblement rassuré : « Dans le projet initial, la métropole concentrait quasiment toutes les responsabilités. Depuis une réunion des élus le 7 octobre dernier, le rapport s’est inversé au profit des territoires(NDLR : des intercommunalités à l’intérieur de la métropole). » L’élu envisage donc de faire entrer sa ville dans la métropole, et dans un sous-ensemble de 800 000 habitants, l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (Actep). Dans cet ensemble, qui regroupe des communes comme Vincennes, Saint-Mandé (Val-de-Marne) ou Villemomble et Gagny (Seine-Saint-Denis), « Chelles serait la deuxième ville la plus peuplée », souligne le maire. Il voit des « liens naturels, notamment la Marne », et un réseau de transports, existant et à venir, plaçant Chelles plus près de villes comme Le Perreux ou Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) que de Pontault-Combault ou Roissy-en-Brie, tel qu’envisagé dans le schéma préfectoral. Enfin, c’est surtout l’assurance de conserver « la maîtrise de l’aménagement du territoire » et notamment la réalisation du plan local d’urbanisme, qui a fini de le convaincre.

Les élus de gauche se sont employés à démonter chacun des arguments du maire, notamment sur la maîtrise du plan local d’urbanisme, à propos duquel ils ont de sérieux doutes, mais ça n’a pas suffi à entamer l’unanimité du groupe majoritaire. Et à ceux qui l’accusent déjà d’oublier ses promesses de campagne de préserver le caractère de « ville à la campagne », le maire répond que « métropole ou pas, la ville est soumise à des pressions en matière de construction de logements. Donc autant être partie prenante à l’instance de décision ». La métropole du Grand Paris doit théoriquement voir le jour le 1 er janvier 2016.

Chelles : La ville choisit le Grand Paris…