CG77LE PARISIEN | 2 déc. 2014

Ils semblent tous d’accord sur le fond. Lors de la dernière séance publique du conseil général, les élus de la majorité socialiste et ceux du groupe d’opposition USM ont tous deux donné un avis défavorable sur le schéma régional de coopération intercommunale (SRCI). Présenté par le préfet de région en août, ce schéma attise la polémique depuis quelques mois. Il définit les contours des intercommunalités géantes dans lesquelles doivent se regrouper les villes dans le cadre de la loi Maptam, votée en janvier.« Nous n’avons rien à voir avec les Yvelines, l’Essonne ou le Val-d’Oise », s’insurge Jean-Jacques Barbaux, conseiller général USM et président de l’Union des maires, qui estime que les particularités propres à la Seine-et-Marne ne sont pas assez prises en compte dans le projet.

Si elles rejettent toutes deux la mesure, majorité et opposition n’y apportent pas les mêmes critiques. L’USM n’a pas souhaité s’associer au vœu de la majorité, « fait au mépris des élus locaux ». Favorable « à une rationalisation de la carte intercommunale à l’échelle de l’Ile-de-France afin d’assurer un développement équilibré de la région capitale », la majorité départementale regrette « que les délais d’approbation de ce schéma soient trop courts et ne permettent pas de consulter dans de bonnes conditions les populations concernées » et proposent des modifications au projet de schéma.

Pour un territoire du Grand Roissy. Le département s’oppose à ce que 17 communes sur les 37 de la communauté de communes Plaines et Monts de France rejoignent deux intercommunalités du Val-d’Oise, « qui dépasseront les 200 000 habitants et n’auront pas besoin des communes seine-et-marnaises. » La majorité ne s’oppose pas cependant à ce qu’une « réflexion soit menée dans le cadre d’un pôle métropolitain ou d’une communauté aéroportuaire ».

Contre le « Grand Marne- la-Vallée », le département propose de regrouper les trois communautés d’agglomération de Marne et Chantereine, du Val Maubuée et de la Brie Francilienne, aux caractéristiques communes en termes d’urbanisation. Le conseil général demande aussi deux dérogations pour les territoires de Marne-et-Gondoire, et du SAN Val-d’Europe, aux développements « extrêmement dynamiques ».

Pas d’opposition à la fusion entre les Portes Briardes (concernées par la loi Maptam) et la Brie Boisée et le Val Bréon — qui elles ne le sont pas — qui « tient compte des particularités géographiques de ce secteur situé en dehors des zones à forte densité urbaine comme le prévoit la loi ». « Une attention particulière » sera accordée à ce secteur porteur d’enjeux au centre du département.

Un pôle dynamique autour des agglomérations de Melun et de Sénart. Le département s’oppose au rapprochement de Sénart et de Melun avec des intercommunalités essoniennes. Il demande une dérogation au seuil des 200 000 habitants pour éviter que l’agglomération de Melun ne soit « coupée d’une large partie de la dynamique francilienne ». Concernant Sénart, la majorité s’oppose au regroupement dans une intercommunalité de 500 000 habitants — s’étendant jusqu’à Evry (Essonne) — qui « ne respecte pas le bassin de vie de la communauté d’agglomération ».

Conseil Général 77 : Le schéma des intercommunalités géantes rejeté en bloc