Fichier TES : une loi est nécessaire

NEW-jl-laurentCommuniqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 15 novembre 2016.
Le fichier TES mérite plus qu’un débat organisé à la sauvette, après le rabibochage gouvernemental entre le Ministre de l’Intérieur et la Secrétaire d’Etat au numérique. Après deux semaines de débat, les choses se sont un peu éclaircies autour du fichier TES créé par décret le 31 octobre 2016.
Sur les questions de liberté publique, il est essentiel que le Parlement résiste au gouvernement et à l’exécutif, à l’urgence et aux arguments des technocrates. L’objectif commun, c’est la sécurité des Français et nous devons choisir des moyens proportionnés afin d’assurer la meilleure protection des libertés individuelles.
L’authentification des titres d’identité (carte d’identité et passeport) est un enjeu important pour la vie quotidienne des Français, qui peuvent être victimes d’usurpation d’identité, mais aussi pour la lutte anti-terroriste. Mais la solution retenue, celle d’un fichier unique centralisé, contenant des données biométriques est loin d’être la meilleure et la plus sécurisante.
Les argumentaires comptables du gouvernement ne sont pas recevables quand il s’agit des libertés publiques et de la vie privée à l’âge numérique. Le fichier TES mérite un véritable débat parlementaire qui permette d’évaluer l’ensemble des alternatives techniques et juridiques et de s’assurer de la proportionnalité entre l’objectif poursuivi et les moyens qu’on se donne. Le choix d’un gros fichier central doit être la dernière option.

« Regards d’Histoire » à Pontault-Combault

nadinelopesPar Nadine Lopes, maire-adjointe à la Culture et présidente du groupe MRC à Pontault-Combault.
A la veille du 11 novembre et du recueillement devant le sacrifice de millions d’hommes, il n’est pas inutile de souligner à quel point la compréhension de l’Histoire aide les hommes à vivre ensemble. Il faut entendre les souffrances, s’intéresser aux mémoires sans tomber dans une concurrence victimaire stérile. Il est plus fructueux de chercher les enjeux, les responsabilités, les zones grises de l’occultation ou du non-dit.
La démarche « Regards d’Histoire » autour du 17 octobre 1961 allait dans ce sens. Elle a permis à des générations différentes d’apprendre, de se rencontrer et de dialoguer.
En cette période électorale , on aimerait que le temps du débat public, sur les questions qui nous préoccupent, soit aussi fructueux et que chacun se souci sans arrière-pensée et avec humanité du bien commun. L’idéal républicain passe par le respect des lois et règles communes que l’on soit élu municipal ou national. C’est ainsi que nous faisons société.

Bastien Faudot : « A droite, rien de nouveau »

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Le premier débat entre les candidats à la primaire de la droite se déroule ce soir.
Il sera l’occasion pour les impétrants d’expliciter leur projet de société, et pour les citoyens de se faire un avis éclairé sur la direction qu’ils souhaitent faire prendre à la France. Candidat de la gauche patriote et souverainiste, je me distingue de tous ces candidats sur de nombreux points, ce débat sera probablement l’occasion de le vérifier une fois de plus. Un ancien Président de la République, deux anciens Premiers ministres, trois anciens ministres…qui font clairement partie du problème vont expliquer aux Français qu’ils sont la solution. Seul le député Poisson pourrait se prévaloir d’un peu de nouveauté mais il met son humour et sa formation de philosophe au service du réveil de la…France chrétienne.
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7 propositions pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité nationale

faudot2017Par Bastien Faudot, candidat du MRC à la présidentielle 2017.
Salle Wagram, le Président de la République a choisi la facilité en se contentant de répondre aux outrances et aux surenchères de la droite en matière de prévention du terrorisme.
L’exercice était facile: le Président a énuméré tout ce qu’un Etat de droit ne peut pas faire. Sauf à être totalement fataliste, il y a beaucoup de choses que l’Etat peut faire et qu’on ne fait pas aujourd’hui. En faisant applaudir Bernard Cazeneuve, le Président ne choisit pas seulement de rendre hommage à un ministre de valeur et, à travers, aux milliers de fonctionnaires de police. En faisant applaudir le Ministre de l’Intérieur, le Président de la République interdit le débat: pour lui, nous vivons dans le plus sûr des mondes possibles. Circulez, il n’y a rien à voir, à discuter et à proposer. Je suis convaincu du contraire et je fais plusieurs propositions que j’aurai l’occasion de présenter le 24 septembre prochain à Paris.
Sept propositions simples peuvent être aujourd’hui formulées pour mettre à niveau l’organisation de la sécurité sur notre territoire et apporter le soutien dont nos forces de l’ordre ont besoin pour agir efficacement: (suite…)

Bastien Faudot : « Alstom : le mépris ! »

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L’annonce par Asltom de la fermeture du site de production de Belfort est un traumatisme pour la ville où je vis et pour les salariés de l’usine qui est située sur mon canton. Cette décision relève du mépris.
Mépris de la société Alstom pour Belfort et ses habitants. Berceau de l’entreprise, la ville de Belfort s’est toujours engagée, malgré les difficultés, pour maintenir la production de motrices de haute technologie qui font la fierté de toute une région, mais au-delà, de la France entière. Ce sont des politiques publiques mises en œuvre depuis longtemps, avec le soutien indéfectible des élus qui ont conduit le destin de la ville autour de Jean-Pierre Chevènement dès la grande grève de 1979.

Alstom a encaissé 10 milliard contre l’engagement de garder le site belfortain
Mépris aussi pour les salariés de l’entreprise et leurs familles, auxquels je veux apporter mon soutien. Le facteur humain est aujourd’hui broyé par le modèle libéral qui n’a qu’une obsession : le profit à court terme. Cette décision est d’autant plus indécente que la vente de la partie énergie à Général Electric a permis à Alstom d’encaisser 10 milliards d’euros contre l’engagement exprimé à plusieurs reprises de maintenir le site belfortain. On voit aujourd’hui ce qu’il reste de ces promesses en carton pâte !
Alstom a souffert de la stratégie déployée par ses dirigeants depuis longtemps, mais aussi de l’indifférence des responsables politiques de gauche comme de droite qui ont renoncé à mener une vraie politique industrielle nationale et à s’en donner les moyens. Sous prétexte de modernité, ceux qui se sont succédés au pouvoir depuis trente ans sont complices de la liquidation de nos fleurons industriels les uns après les autres.

L’agitation et les opérations de com’ ne suffisent pas à mener une politique au service de son pays
Nos ministres de l’Economie successifs, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, portent une responsabilité particulière dans le dépeçage du site belfortain, eux qui se sont contentés d’accompagner la vente sans condition d’Alstom power à Général Electric. L’agitation et les opérations de com’ ne suffisent pas à mener une politique au service de son pays. Le patriotisme économique exige des actes plus que des paroles. À commencer par exiger de la SCNF, dont l’État est l’unique actionnaire, qu’elle privilégie l’achat de matériel Français. Le marché de 140 millions d’euros passé le mois dernier avec le constructeur allemand Vossloh constitue une trahison.
Dans les prochaines semaines, je serai évidemment aux cotés des salariés du site pour défendre l’emploi et la production à Belfort.

 

Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants

zurkindenFIGAROVOX/TRIBUNE – Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, secrétaire national du MRC à la mondialisation, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n’a pas motivé cette fin.
Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l’échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d’État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci. Si l’échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l’Europe ni la France, qu’il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.
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Fondation de l’Islam : Chevènement dit oui

che15 août 2016, LE PARISIEN
Paris, dimanche. Jean-Pierre Chevènement est pressenti pour présider la Fondation pour les œuvres de l’islam de France : « C’est une bonne réponse à la poussée du terrorisme, conforme à l’intérêt des musulmans aussi bien qu’à l’intérêt de la France. »
LA PRÉSIDENCE DE LA FONDATION
Vous êtes pressenti pour présider la Fondation pour les oeuvres de l’islam de France. Allez-vous accepter ?

JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT. Dès le début de cette année, nous avons eu, Bernard Cazeneuve, son cabinet et moi-même, plusieurs réunions sur le sujet. Car, dès 1999, j’avais, comme ministre de l’Intérieur, lancé une grande consultation sur l’islam de France. Le ministre de l’Intérieur m’a adressé une lettre le 26 avril, me proposant — et je pense qu’il n’a pas fait cette proposition sans l’avoir évoquée avec le Premier ministre et le président de la République — la présidence de cette fondation qui n’est pas encore constituée. J’apprécie beaucoup Bernard Cazeneuve pour sa modération, sa détermination, sa parole toujours maîtrisée.
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Pourquoi j’ai voté contre la prolongation de l’État d’urgence

NEW-jl-laurentJean-Luc Laurent est Président du MRC et député du Val-de-Marne
Au lendemain du terrible attentat de Nice, le Président de la République a annoncé le prolongement de l’état d’urgence, le maintien de l’opération Sentinelle à son plus haut niveau (10 000 hommes) et l’appel à la réserve. Deux de ces mesures venaient directement contredire des annonces du jour même: sortie de l’état d’urgence et abaissement de l’opération Sentinelle. Annonces faites en toute connaissance de cause: risque élevé d’attentats, menaces directes, double assassinat de Magnanville… Il est donc tout à fait concevable de faire face à cette situation très grave sans l’état d’urgence. Comme tous les députés et sénateurs, j’ai dû faire un choix pour articuler l’exigence de sécurité, l’efficacité et le droit. Comme en mars et mai, j’ai choisi de voter contre.
Une utilité de quelques semaines
Cette procédure d’état d’urgence est trompeuse et n’a aucune utilité en matière de lutte contre le terrorisme. En novembre 2015, le premier état d’urgence, que j’ai voté, a permis de frapper fort. Mais son utilité a vite faibli. Dès la fin janvier, le président de la commission des lois a constaté son « essoufflement »… Les mesures de l’état d’urgence relèvent de la police administrative, du maintien de l’ordre et du travail des préfets, alors que la lutte contre le terrorisme appartient à la police judiciaire, au renseignement et aux magistrats antiterroristes.
J’étais membre de la commission d’enquête sur le terrorisme qui vient de rendre son rapport et nos travaux ont bien mis en lumière les limites de la procédure d’état d’urgence, comme de l’opération Sentinelle d’ailleurs, pour lutter contre le terrorisme.
Un état de confusion
La loi de 1955 a été utilisée pour faire face à des situations aussi différentes que la guerre d’Algérie, le conflit en Nouvelle-Calédonie, les émeutes de 2005 dans les banlieues… et finalement le terrorisme djihadiste actuel pour lequel elle n’est pas adaptée. Contrairement à d’autres opposants, je ne reproche pas à la loi de 1955 d’être liberticide ou nocive. Les mesures peuvent être lourdes, elles sont proportionnées ; et le gouvernement les a utilisées avec beaucoup de retenue.
La procédure d’état d’urgence entretient surtout une confusion dans la tête des citoyens. Ce n’est pas un reproche mineur, parce que pour faire face au terrorisme, nous devons avoir les idées claires et la procédure d’état d’urgence, comme la rhétorique guerrière des uns et des autres, crée beaucoup de confusion.
Un pacte de sécurité
La commission d’enquête parlementaire l’a montré: il reste beaucoup à faire. La réorganisation progressive de nos services de renseignement et l’amélioration de la coordination anti-terroriste sont indispensables. Il faut aussi un effort budgétaire conséquent et je regrette de ne plus jamais avoir entendu le Président de la République parler du Pacte de Sécurité évoqué en novembre 2015. Début juillet, le Président de la République a préféré annoncer une baisse d’impôt pour les classes moyennes… est-ce vraiment une priorité quand le bilan du terrorisme dépasse les 200 morts ?
Ce printemps, le commissaire européen Pierre Moscovici a jugé intelligent de préciser que les nouvelles dépenses de sécurité engagées par la France ne bénéficieraient d’aucun passe-droit de de l’Union européenne. Cette déclaration, venant d’un ancien ministre français, est impossible à digérer. Quelle est donc cette « guerre » où les impôts baissent et où les dépenses de sécurité sont validées par les comptables de Bruxelles ?
Une législation pénale renforcée depuis le 3 juin
J’ai participé activement à la discussion de loi anti-terroriste promulguée le 3 juin dernier. Cette loi n’a pas fait entrer l’état d’urgence dans le droit commun, comme certains le souhaitaient ou d’autres le redoutaient, mais elle renforce les moyens d’action des forces de sécurité et de la justice pour lutter contre le terrorisme. A l’initiative de parlementaires dont j’étais, une peine incompréhensible de 30 ans pour les auteurs de crimes terroristes a été inscrite dans la loi. C’est une bonne loi, malgré la confusion entretenue par la droite depuis l’attentat de Nice, la France est mieux armée aujourd’hui pour faire face à une menace forte et durable.
En cohérence avec mes votes de février et mai, en cohérence aussi avec les conclusions de la commission d’enquête, et en accord avec le Conseil d’Etat qui rappelle pour la troisième fois (!) que l’état d’urgence ne doit pas devenir permanent, j’ai donc voté contre le prolongement de l’état d’urgence.

Commission d’enquête terrorisme : ma contribution

NEW-jl-laurentJean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne – Mercredi 13 Juillet 2016
J’ai approuvé le rapport et les propositions de la commission d’enquête sur le terrorisme. J’ai aussi formulé plusieurs réserves et remarques que j’ai réunies dans une contribution jointe au rapport.
Les attentats de 2015 appelaient une instance nationale de réflexion et d’évaluation. La mise en échec de notre politique anti-terrorisme et l’explosion d’une menace rendait indispensable un examen complet du dispositif de protection des Français. A la commission d’enquête parlementaire classique, on aurait dû préférer une commission nationale plus ouverte. Par son action terroriste, le djihadisme vise la démoralisation et le découragement des Français, la simple revue de détail des politiques publiques ne répond qu’imparfaitement à cet enjeu psychologique et civique à un moment décisif de notre Histoire où il faut garantir la résilience de la Nation et s’assurer de sa résistance à l’épreuve d’une menace proche, forte et durable.
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