Ordonnances Travail : Les grandes entreprises entièrement gagnantes

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 09 septembre 2017
Après la loi travail que le Mouvement Républicain et Citoyen a combattue, les ordonnances vont encore plus loin dans la réduction des protections des salariés et ouvrent en grand les portes à la flexibilité et à la libéralisation du droit du travail. Les gouvernements se suivent et chacun en rajoute pour être le bon élève de l’Union européenne qui a invité le 14 juillet 2015 la France a « réformer le droit du travail ». Et avec l’Union européenne, on sait que la réforme signifie la régression sociale.
Le MRC est aux côtés des salariés et des citoyens qui s’opposent aux ordonnances. Tenant compte de la diversité syndicale de ses adhérents, le MRC laisse ses militants libres de choisir la forme et les modalités de leur expression dans les initiatives prises par les syndicats.
Pour cacher la réalité de son projet, le gouvernement cherche à convaincre les citoyens que les ordonnances vont permettre la création d’emplois puisqu’elles sont destinées aux petites entreprises. C’est un leurre : les petites entreprises n’ont pas les moyens de négocier les accords d’entreprises. En réalité les ordonnances sont faites pour les grandes entreprises qui auront la possibilité de déroger à la loi par l’accord d’entreprise. Celles-ci vont pouvoir faire fonctionner à plein régime la flexibilité, la simplification du droit du licenciement et la diminution de son contrôle. Elles vont bénéficier de l’extension des accords d’entreprises au delà de ce qui avait déjà été engagé par la loi El Khomri. Les ordonnances qui amplifient la remise en cause de la hiérarchie des normes avec la diminution du socle des droits et des protections au niveau de la loi, la réduction de la négociation au niveau des branches professionnelles et l’accroissement des compétences au niveau des entreprises, sont, comme hier avec la loi Travail, inacceptables. D’autant qu’un déséquilibre entre ce qui procède de la loi et ce qui est le résultat de la négociation entre patrons et représentants syndicaux est aussi complètement rompu.
La fin de la prise en compte du périmètre monde pour une multinationale est une régression majeure qui supprime une protection face à la mondialisation libérale. Une multinationale pourra ainsi avoir de bons résultats au niveau du groupe et licencier librement dans sa filiale en France puisque c’est au niveau national seulement que sera désormais apprécié le sérieux des difficultés d’une entreprise. Dans ces entreprises multinationales, les salariés seront livrés aux risques de délocalisations et aux licenciements boursiers. Et plus besoin de proposer aux salariés des offres d’emplois, une liste de propositions suffira désormais !
Le retrait de la compétence aux branches professionnelles sur les éléments de rémunérations qui pourront être fixées par un accord d’entreprise, va augmenter les inégalités entre salariés. Cela va aussi favoriser une concurrence exacerbée entre les entreprises et un dumping social des grosses entreprises sur les petites d’autant que beaucoup d’entre elles sont leurs sous-traitantes.
Les ordonnances affaiblissent les représentants des salariés: le progrès aurait consisté à les faire entrer dans les conseils d’administration des entreprises pour qu’ils soient informés sur la vie des entreprises et parties prenante de leur avenir. Ici aussi, les petites entreprises et leurs salariés seront les perdants.
Ce n’est pas avec cette politique sociale que la France connaîtra la prospérité et du travail pour tous. Avec les ordonnances travail, le Président de la République ne fait pas entrer la France dans le 21ème siècle. C’est marche arrière vers le 19ème siècle.

Second tour : pour battre l’extrême droite, pas une voix démocrate ne doit manquer à Emmanuel Macron

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 23 avril 2017.
Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.
La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.
Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.
L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.
Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.

Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Bastien Faudot, porte-parole du MRC et ex-candidat à l’élection présidentielle de 2017, jeudi 13 avril 2017.
Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste, de l’UDE, du PRG et d’EELV à l’élection présidentielle.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal ses cinq derniers années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. L’extrême-droite progresse, nourrie par les renoncements politiques et un discours mâtinée de vernis républicain. Le camp libéral pousse toujours plus en avant ses pions en faveur des élites économiques.
Comment ne pas penser également aux soupçons qui pèsent sur certains candidats dont l’orgueil et la déconnexion les conduisent à renoncer à toute éthique politique, alors que les Français font face à une incertitude quant aux lendemains qui seront les nôtres et la crainte du déclassement pour les générations à venir ?
Le MRC ne se reconnaît entièrement dans aucun des programmes des candidats de gauche, mais le dialogue continu et les combats partagés ces dernières années à l’assemblée nationale avec Benoît Hamon nous conduisent à soutenir sa candidature.
Nous appelons les Français à déjouer et démentir les sondages.

Bastien Faudot : «La gauche est aujourd’hui orpheline d’une grande vision de la France et pour la France»

ITV sur le site « RT en Français »
Pour Bastien Faudot, candidat à la présidentielle du MRC, la victoire de Hamon peut être une bonne nouvelle pour la gauche. Après 30 ans d’inertie et de «vide intellectuel», il appelle à un large travail de fond pour redonner du sens au politique.
RT France : Selon vous, Benoît Hamon doit-il sa victoire à la primaire à ses idées ou à son opposition à Manuel Valls qui incarnait le quinquennat décrié de François Hollande ?
Bastien Faudot : L’un n’empêche pas l’autre, ou du moins il ne faut pas faire l’erreur d’opposer l’un à l’autre. A l’évidence, les frondeurs ont changé de côté. Initialement, le mouvement de la fronde socialiste était minoritaire, or il ne l’est plus aujourd’hui. Cette primaire illustre évidemment le rejet du virage social-libéral que François Hollande a voulu imposer à sa famille politique et à l’ensemble de la gauche.
(suite…)

Fichier TES : une loi est nécessaire

NEW-jl-laurentCommuniqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 15 novembre 2016.
Le fichier TES mérite plus qu’un débat organisé à la sauvette, après le rabibochage gouvernemental entre le Ministre de l’Intérieur et la Secrétaire d’Etat au numérique. Après deux semaines de débat, les choses se sont un peu éclaircies autour du fichier TES créé par décret le 31 octobre 2016.
Sur les questions de liberté publique, il est essentiel que le Parlement résiste au gouvernement et à l’exécutif, à l’urgence et aux arguments des technocrates. L’objectif commun, c’est la sécurité des Français et nous devons choisir des moyens proportionnés afin d’assurer la meilleure protection des libertés individuelles.
L’authentification des titres d’identité (carte d’identité et passeport) est un enjeu important pour la vie quotidienne des Français, qui peuvent être victimes d’usurpation d’identité, mais aussi pour la lutte anti-terroriste. Mais la solution retenue, celle d’un fichier unique centralisé, contenant des données biométriques est loin d’être la meilleure et la plus sécurisante.
Les argumentaires comptables du gouvernement ne sont pas recevables quand il s’agit des libertés publiques et de la vie privée à l’âge numérique. Le fichier TES mérite un véritable débat parlementaire qui permette d’évaluer l’ensemble des alternatives techniques et juridiques et de s’assurer de la proportionnalité entre l’objectif poursuivi et les moyens qu’on se donne. Le choix d’un gros fichier central doit être la dernière option.

« Regards d’Histoire » à Pontault-Combault

nadinelopesPar Nadine Lopes, maire-adjointe à la Culture et présidente du groupe MRC à Pontault-Combault.
A la veille du 11 novembre et du recueillement devant le sacrifice de millions d’hommes, il n’est pas inutile de souligner à quel point la compréhension de l’Histoire aide les hommes à vivre ensemble. Il faut entendre les souffrances, s’intéresser aux mémoires sans tomber dans une concurrence victimaire stérile. Il est plus fructueux de chercher les enjeux, les responsabilités, les zones grises de l’occultation ou du non-dit.
La démarche « Regards d’Histoire » autour du 17 octobre 1961 allait dans ce sens. Elle a permis à des générations différentes d’apprendre, de se rencontrer et de dialoguer.
En cette période électorale , on aimerait que le temps du débat public, sur les questions qui nous préoccupent, soit aussi fructueux et que chacun se souci sans arrière-pensée et avec humanité du bien commun. L’idéal républicain passe par le respect des lois et règles communes que l’on soit élu municipal ou national. C’est ainsi que nous faisons société.

Bastien Faudot : « A droite, rien de nouveau »

dalton10

Le premier débat entre les candidats à la primaire de la droite se déroule ce soir.
Il sera l’occasion pour les impétrants d’expliciter leur projet de société, et pour les citoyens de se faire un avis éclairé sur la direction qu’ils souhaitent faire prendre à la France. Candidat de la gauche patriote et souverainiste, je me distingue de tous ces candidats sur de nombreux points, ce débat sera probablement l’occasion de le vérifier une fois de plus. Un ancien Président de la République, deux anciens Premiers ministres, trois anciens ministres…qui font clairement partie du problème vont expliquer aux Français qu’ils sont la solution. Seul le député Poisson pourrait se prévaloir d’un peu de nouveauté mais il met son humour et sa formation de philosophe au service du réveil de la…France chrétienne.
(suite…)

7 propositions pour lutter contre le terrorisme et assurer la sécurité nationale

faudot2017Par Bastien Faudot, candidat du MRC à la présidentielle 2017.
Salle Wagram, le Président de la République a choisi la facilité en se contentant de répondre aux outrances et aux surenchères de la droite en matière de prévention du terrorisme.
L’exercice était facile: le Président a énuméré tout ce qu’un Etat de droit ne peut pas faire. Sauf à être totalement fataliste, il y a beaucoup de choses que l’Etat peut faire et qu’on ne fait pas aujourd’hui. En faisant applaudir Bernard Cazeneuve, le Président ne choisit pas seulement de rendre hommage à un ministre de valeur et, à travers, aux milliers de fonctionnaires de police. En faisant applaudir le Ministre de l’Intérieur, le Président de la République interdit le débat: pour lui, nous vivons dans le plus sûr des mondes possibles. Circulez, il n’y a rien à voir, à discuter et à proposer. Je suis convaincu du contraire et je fais plusieurs propositions que j’aurai l’occasion de présenter le 24 septembre prochain à Paris.
Sept propositions simples peuvent être aujourd’hui formulées pour mettre à niveau l’organisation de la sécurité sur notre territoire et apporter le soutien dont nos forces de l’ordre ont besoin pour agir efficacement: (suite…)

Bastien Faudot : « Alstom : le mépris ! »

alstom

L’annonce par Asltom de la fermeture du site de production de Belfort est un traumatisme pour la ville où je vis et pour les salariés de l’usine qui est située sur mon canton. Cette décision relève du mépris.
Mépris de la société Alstom pour Belfort et ses habitants. Berceau de l’entreprise, la ville de Belfort s’est toujours engagée, malgré les difficultés, pour maintenir la production de motrices de haute technologie qui font la fierté de toute une région, mais au-delà, de la France entière. Ce sont des politiques publiques mises en œuvre depuis longtemps, avec le soutien indéfectible des élus qui ont conduit le destin de la ville autour de Jean-Pierre Chevènement dès la grande grève de 1979.

Alstom a encaissé 10 milliard contre l’engagement de garder le site belfortain
Mépris aussi pour les salariés de l’entreprise et leurs familles, auxquels je veux apporter mon soutien. Le facteur humain est aujourd’hui broyé par le modèle libéral qui n’a qu’une obsession : le profit à court terme. Cette décision est d’autant plus indécente que la vente de la partie énergie à Général Electric a permis à Alstom d’encaisser 10 milliards d’euros contre l’engagement exprimé à plusieurs reprises de maintenir le site belfortain. On voit aujourd’hui ce qu’il reste de ces promesses en carton pâte !
Alstom a souffert de la stratégie déployée par ses dirigeants depuis longtemps, mais aussi de l’indifférence des responsables politiques de gauche comme de droite qui ont renoncé à mener une vraie politique industrielle nationale et à s’en donner les moyens. Sous prétexte de modernité, ceux qui se sont succédés au pouvoir depuis trente ans sont complices de la liquidation de nos fleurons industriels les uns après les autres.

L’agitation et les opérations de com’ ne suffisent pas à mener une politique au service de son pays
Nos ministres de l’Economie successifs, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, portent une responsabilité particulière dans le dépeçage du site belfortain, eux qui se sont contentés d’accompagner la vente sans condition d’Alstom power à Général Electric. L’agitation et les opérations de com’ ne suffisent pas à mener une politique au service de son pays. Le patriotisme économique exige des actes plus que des paroles. À commencer par exiger de la SCNF, dont l’État est l’unique actionnaire, qu’elle privilégie l’achat de matériel Français. Le marché de 140 millions d’euros passé le mois dernier avec le constructeur allemand Vossloh constitue une trahison.
Dans les prochaines semaines, je serai évidemment aux cotés des salariés du site pour défendre l’emploi et la production à Belfort.

 

Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants

zurkindenFIGAROVOX/TRIBUNE – Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, secrétaire national du MRC à la mondialisation, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n’a pas motivé cette fin.
Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l’échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d’État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci. Si l’échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l’Europe ni la France, qu’il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.
(suite…)