Intervention de Nadine Lopes (MRC) pour expliquer son vote contre l’armement de la police municipale

Pontault-Combault / Conseil municipal du lundi 11 février 2019 .
On nous demande de dédramatiser   l’armement des policiers municipaux qui entre progressivement  dans les usages ; raisonnement  qui pourrait se résumer à  « puisque les autres le font, il faut nous y résoudre ! ». 
L’argument des députés LREM , auteurs  du rapport qui préconise d’armer obligatoirement les polices municipales ( sauf demande contraire des maires)  est  que les agents sont de plus en plus souvent pris pour cibles par les délinquants et les terroristes car  ils incarnent « l’autorité régalienne » . C’est vrai, des policiers municipaux ont perdu la  vie (Aurélie Fouquet, à Villiers sur Marne, en 2010 ou Clarissa Jean-Philippe   en janvier 2015). 
Mais, en réalité,  le choix politique  est de confier aux  policiers municipaux  de plus en plus de missions de sécurité et  de protection de la population. Ils sont donc considérés  de moins en moins comme des agents de proximité qui devraient se concentrer sur les problèmes de la population au quotidien et de plus en plus comme des supplétifs de la gendarmerie et de la police nationales.  Cela  modifie  forcément  la perception, l’image, que la population a d’eux ! 
Armer ces agents ne peut qu’encourager  à  en disposer  en lieu et place de la police nationale. Les missions de sécurité se substituent aux missions de proximité, d’accompagnement des habitants dans leur quotidien, de vigilance et d’écoute des jeunes, des plus fragiles, des personnes âgées…   
Alors, qu’est-ce qui différenciera encore les policiers nationaux des municipaux lorsque  ces derniers seront armés ? Il  y aura de moins en moins de différence apparente.  Le travail de voie publique des municipaux s’apparentera  de plus en plus à celui des nationaux ou des gendarmes. Cependant,  sur le plan  judiciaire, les policiers municipaux n’auront  quasiment aucun pouvoir  si ce n’est de relever des infractions.    
On leur confie donc  des armes, on brouille leur image sous prétexte de répondre aux peurs actuelles et en dernière analyse on croise les doigts en espérant qu’aucune bavure, qu’aucun drame n’interviendra  demain.  
Je ne m’attarderai pas sur le coût des armes pour la commune,  peut-être moindre aujourd’hui,  mais on peut faire confiance aux marchands d’armes pour les  perfectionner  sans cesse. 
Je terminerai sur  la  responsabilité juridique qui retombe sur les épaules du Maire. 
Avec l’augmentation des armes, les agents auront peut-être le sentiment de pouvoir mieux se défendre, l’ Histoire nous rappelle que  plus il y a d’ armes  en circulation  et plus la violence augmente. 

 « Ce que la violence t’a fait gagner, une violence encore plus grande te le fera perdre » GANDHI.  

Pour les Rencontres fondatrices de Valence

Nous nous sommes engagés dans la création d’un nouveau parti politique qui s’inscrit dans la gauche républicaine, écologiste et socialiste.
Ce nouveau parti sera cofondé par le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et les signataires de l’Alternative pour un programme républicain écologiste & socialiste (APRÉS).
Pour ce faire, nous organisons des Rencontres Fondatrices les samedi 2 et dimanche 3 février 2019 à Valence au Parc Expo – 16 avenue Georges-Clemenceau, 26000 Valence (Drôme).

Pour s’inscrire aux Rencontres fondatrices.

Catherine Coutard, candidate sur la liste La France insoumise aux élections européennes de 2019

Biographie
Qui es-tu ? : J’ai 57 ans et je suis mariée, mère de deux filles. Je suis médecin urgentiste dans un hôpital public. Je suis aussi conseillère municipale de Montélimar, un mandat bénévole au service de la vie quotidienne des Montiliennes et des Montiliens. Je suis vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen.
Comment a commencé ton engagement ? : Je me suis engagée quand j’avais 20 ans avec un fil rouge : la République sociale. Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité sont les mots qui guident cet engagement et qui ensemble, pour moi, doivent tisser un chemin émancipateur et de progrès.
Quel est le combat que tu portes ou que tu souhaites mener ? : J’ai toujours la même énergie pour lutter pour la justice sociale, l’égalité des femmes et des hommes, l’émancipation de tous, la qualité des services publics, l’accès aux soins et contre la mondialisation financière, l’urbanisation extensive, l’abandon des zones rurales et semi-rurales, et l’Union européenne telle qu’elle se fait. La souveraineté des peuples et des nations est pour moi la garantie de la liberté et de la démocratie.
Cette liste pour les européennes nous permet de refuser l’enfermement du débat public entre identitaires europhobes et ultra-libéraux europhiles que l’on voudrait nous imposer et ouvre la voie d’une nouvelle espérance.

Congrès départemental du MRC Seine & Marne

Nous y invitons les adhérents du 77 le samedi 24 novembre 2018 à Pontault-Combault.

Le Congrès National du Mouvement Républicain et Citoyen se tiendra à Paris les 1er et 2 décembre 2018.
Vous trouverez ci-joint en PDF les deux motions qui seront présentées à ce Congrès : la motion « Notre fil rouge : la République laïque et sociale » présentée par Jean-Luc Laurent, et la motion « Vouloir, penser, agir pour la France avec le MRC » présentée par Claude Nicolet.

MOTION Notre fil rouge

MOTION_Vouloir_Penser_Agir

Dans « L’Est Républicain-Belfort » : Bastien Faudot (MRC) milite pour « une gauche républicaine »

Élu municipal et départemental à Belfort, Bastien Faudot est porte-parole du MRC. Avec Emmanuel Maurel, qui vient tout juste de quitter le PS, il copréside « Nos causes communes », plateforme qui veut réunir la gauche républicaine.

Comment va le Mouvement Républicain et Citoyen ?
« Le MRC a perdu quelques centaines d’adhérents après le départ de Jean-Pierre Chevènement et nous comptons environ 2 500 militants. Cet essoufflement est relativement général à gauche et toutes les organisations anciennes, le Parti socialiste, le Parti communiste ou Les Verts le vivent. C’est le moment du reflux. D’où l’intérêt et la nécessité d’opérer une reconstruction. »

Sur des ruines ?
« Cela faisait des décennies que la volonté hégémonique du Parti socialiste neutralisait les initiatives et sclérosait les rapports de force, empêchant l’aggiornamento, la moindre remise en question. Il avait tissé sa toile sur le territoire de la gauche comme au temps féodal, avec des seigneurs qui décidaient localement de ce qu’il convenait ou pas d’accepter et de faire. On en était soit dépendant, soit tenu à l’écart. Que le PS ait été balayé rouvre des perspectives. Macron, en fusionnant les libéraux, en offrant un asile politique à ceux qui, au Parti socialiste étaient sur la même ligne et qui fossilisaient le PS, a rendu service à la gauche. Il a permis la refondation. Sans ce grand chamboule-tout de 2017 qui a précipité l’issue, et compte tenu de la lenteur de l’effondrement, cela aurait pu continuer un certain temps… »

Le macronisme est donc le déclencheur qui vous a tous libérés ?
« Je préfère dire l’étincelle car ça ne dure pas longtemps ! Oui, nous étions mûrs pour reconstruire… »

C’est la fin du MRC ?
« Le MRC a une histoire, celle de Gaulois réfractaires. Nous n’avons jamais cessé d’être un village d’Astérix entouré par les Romains. Il n’y a aucune utilité à le dissoudre aujourd’hui. Il va participer à la création d’une force politique nouvelle, rebâtir une gauche républicaine avec Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs amis, qui viennent de quitter le PS, puis avec Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise. Pour moi, souverainiste de gauche, c’est très enthousiasmant. »

La démarche n’est pas validée…
« Le conseil national du MRC en a lancé la préfiguration, à une majorité de 67 %. Mais oui, c’est au congrès convoqué les 1er et 2 décembre qu’il appartiendra de l’officialiser. Il y aura deux motions en lice, celle qui nous engage sur la voie de l’union et une seconde qui veut que le MRC reste un acteur politique autonome. Je suis convaincu que c’est notre ligne qui l’emportera. »

Cette stratégie prévoit deux étapes. La première, c’est la création de cette nouvelle force…
« Ce rapprochement se fait avec celles et ceux qui appartenaient jusqu’alors à l’aile gauche du PS. Le congrès constitutif se tiendra au premier trimestre 2019. À la mi-octobre, nous avons déposé les statuts de notre plate-forme, « Nos causes communes ». C’est une association loi de 1901 avec deux coprésidents, Emmanuel Maurel et moi, Jean-Luc Laurent restant par ailleurs le patron du MRC. »

Ce qui vous réunit, c’est qu’ils ont claqué la porte du PS comme Chevènement autrefois ?
« Jean-Pierre a été le premier à dire non, en 1983 au gouvernement puis dix ans après, au PS ! Chevènement était une sorte d’insoumis, même si je ne suis pas trop sûr que le terme lui convienne. Il y a deux sortes de politiques. Ceux qui n’hésitent pas à démissionner quand l’action menée est contraire à leurs valeurs et ceux qui seraient prêts à tuer père et mère pour devenir sous-secrétaire d’État. Ces adeptes du mercato sont les plus nombreux, on le voit encore avec Didier Guillaume qui présidait le groupe socialiste au Sénat et vient d’être nommé ministre. Cela illustre la porosité politique et idéologique du PS. Les départs se sont effectués en trois vagues, pour l’essentiel liés à des désaccords de fond sur l’Europe : en 1993, avec Chevènement, en 2008 avec Mélenchon et en 2018, avec Maurel et Lienemann. Il est donc logique de nous rapprocher. »

Le retour à la première gauche…
« Les sillons de chacun sont différents, mais c’est un peu ça. Mélenchon, c’est la Gauche socialiste, Maurel, c’est Poperen, Chevènement… c’est Chevènement ! »

Ce qui exclut Benoît Hamon…
« Lui, c’est la deuxième gauche, un bébé Rocard, un fédéraliste à la trajectoire plus sinueuse… »

Qui sera candidat MRC aux élections européennes ? Vous ?
« Notre accord politique devra se traduire sur la liste de la France Insoumise afin de fédérer la gauche du non. Pour le MRC, j’en serai. Au-delà, l’objectif est d’avoir une candidature unique à la présidentielle… »

Avec Jean-Luc Mélenchon, malgré les polémiques ?
« Seules les idées doivent guider notre action et non le tumulte des événements ou des images. Cela ne change en rien notre volonté de construire une alternative solide aux côtés de la France Insoumise car nous avons de vrais accords de fond. Les Français attendent une perspective à gauche. Là est notre tâche. Nous n’en dévierons pas. »

« Résister à Donald Trump » : lettre ouverte à Emmanuel Macron, le 13 juillet 2018

Monsieur le Président, Il y a un an, à l’occasion de la célébration du 14 juillet, vous receviez Donald Trump sur les Champs-Elysées.

Suivant l’inspiration du Général de Gaulle, puis celle de François Mitterrand, vous avez annoncé voici 12 mois vouloir consacrer votre mandat au rétablissement de notre souveraineté. Ce qui, en matière de politique étrangère, signifiait de rendre à la France sa vocation, celle de défendre partout des intérêts qui la dépassent, ceux de la paix, du développement comme du respect du droit des peuples.

En recevant les présidents de Russie et des États Unis, puis par votre engagement au service des accords de Paris, vous avez laissé espérer alors à tous ceux qui aiment la France et veulent croire en son influence, une réorientation bienvenue de notre politique extérieure. Enfin, en répondant aux exigences économiques et sociales de la Commission européenne, vous avez voulu parier sur la possibilité d’une configuration nouvelle et sur la réconciliation des peuples du vieux continent avec un grand projet européen.
Douze mois plus tard, où en sommes-nous ?
Force est de constater que vos promesses ont fait long feu.
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