Le choix du SPD, de rallier le gouvernement d’Angela Merkel, symbolise l’effondrement de la social-démocratie sur le continent européen

Communiqué de Bastien Faudot, porte-parole du MRC, le 13 janvier 2018
Le choix du SPD symbolise l’effondrement de la social-démocratie sur le continent européen. Ceux qui font le choix outre Rhin de s’allier à Angela Merkel, comme ceux qui choisissent en France de rallier Jupiter, par intérêt personnel ou par lâcheté, se rendent à la toute puissance du marché, au chantage de la dette et au dogme de « la seule politique possible ».
Cette orientation conduit irrémédiablement à l’atomisation des sociétés, au triomphe de la cupidité ordinaire et à la tyrannie de l’immédiateté. Il s’agit d’une logique mortifère parce qu’elle sacrifie les hommes et leur environnement. L’honneur de la gauche, quelle que soient les chapelles, est de résister sans ambiguïté à cet esprit de renoncement.
Les citoyens français n’ont pas fait 1789 pour faire de la République une filiale de la World Company.

L’appel du Conseil National du MRC

L’élection d’Emmanuel Macron a consacré la fusion des libéraux de gauche et de droite. Privé d’adversaire depuis la chute du bloc soviétique, l’imaginaire libéral a envahi les partis de gouvernements qui ont mené des alternances sans alternatives. Réduits à une opposition artificielle, les libéraux de chaque camp ont trouvé cette fois un débouché politique commun avec En Marche et la victoire de son leader au printemps.
Cette victoire cache pourtant une contradiction : l’élection du nouveau président de la République procède d’un désir réel de renouveau de la politique et en même temps il incarne le prolongement et l’approfondissement des solutions libérales essayées depuis 30 ans. Un tel malentendu originel ne peut que conduire à de grandes désillusions parce que les mêmes solutions produiront mécaniquement les mêmes résultats.
Pour l’heure, l’irruption de cette offre nouvelle est venue troubler le paysage traditionnel. Pour autant, le clivage gauche-droite ne s’évaporera pas. L’émergence d’un pôle libéral rassemblé et décomplexé offre à la gauche l’opportunité de se refonder, à condition toutefois qu’elle intègre la nécessité de redéfinir son contenu.
La fin du cycle d’Epinay nous met devant un défi majuscule : inventer une réponse politique à la hauteur face au modèle libéral qui conduit à l’atomisation des corps sociaux et à la dévitalisation des démocraties. A défaut, elle laissera le champ libre à une droite radicalisée autour des questions identitaires.
L’immense chantier de la reconstruction de la gauche sera assorti de deux impératifs : la stratégie de l’unité, qui s’inscrit dans une opposition déterminée au gouvernement d’Edouard Philippe, et la construction d’une doctrine de progrès social adaptée au XXIème siècle.
Le choix de l’unité est précisément rendu aujourd’hui possible par la réunification des libéraux qui débarrasse la gauche de ses faussaires. Mais celles et ceux qui privilégient la guerre de tranchées et le sectarisme condamnent la gauche à la marginalisation, donc l’impuissance. Notre tâche consiste à bâtir une majorité de transformation.
Pour y parvenir, l’invention d’un nouveau logiciel politique est décisive car la crise politique que nous traversons est d’abord une crise de la pensée politique. Les libéraux ont imposé une hégémonie intellectuelle, culturelle et morale qui soumet l’ensemble de nos vies à la loi du marché. Cette idéologie se déploie sans trouver face à elle de résistance organisée après les échecs successifs des projets communiste et social-démocrate. Un débat éclairé, sans tabou, doit être organisé pour bâtir une nouvelle compréhension du monde, une vision commune et un projet crédible. La crise du travail, la crise environnementale, la crise de la démocratie et la crise de la Nation imposent d’imaginer enfin une Europe au service des peuples qui la composent.
Le temps presse. Dans un premier temps, l’objectif de rassemblement des familles de la gauche républicaine doit être considéré comme prioritaire à partir de trois considérations : la souveraineté populaire comme source de la légitimité politique, la Nation citoyenne et laïque comme espace de la démocratie et l’internationalisme comme horizon.
Au-delà, la gauche républicaine, sociale et souverainiste que nous incarnons est disponible pour contribuer à l’émergence d’une force politique nouvelle qui doit avoir pour ambition de rassembler toute la gauche. Nous appelons tous les citoyens révoltés par les injustices d’un monde conçu par et pour les puissants, les militants politiques fatigués par la sclérose des vieilles boutiques, les responsables et élus conscients de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la gauche, à ouvrir enfin une ère nouvelle sans laquelle les citoyens resteraient privés de perspective pour longtemps.

Election législative partielle dans le Territoire de Belfort : Le MRC fait l’union.

Le MRC a appelé, dès le mois d’octobre dernier, à une candidature d’union de toute la gauche compte tenu d’une possible élection législative partielle dans le Territoire de Belfort.
L’élection de Ian Boucard et de son suppléant Damien Meslot, maire de Belfort, a été invalidée, le 8 décembre dernier, par le Conseil Constitutionnel pour tricherie.
Cette élection, qui doit faire gagner la morale publique, suppose le rassemblement le plus large.
A l’issu des discussions entre les partis de gauche, un accord entre La France Insoumise, le MRC et le PCF est intervenu avec une candidature commune conduite par LFI qui était arrivé en tête, parmi ces formations, pour les législatives de 2017.
Le MRC appelle les autres forces de gauche à se joindre à ce rassemblement.

Nous vous invitons à lire la déclaration de Bastien Faudot, porte-parole du MRC, conseiller départemental et municipal de Belfort :
« Avec le MRC et nos amis du PCF, nous avons fait le choix de nous allier à la candidature présentée par la France Insoumise pour l’élection législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort.
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Ordonnances Travail : Les grandes entreprises entièrement gagnantes

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 09 septembre 2017
Après la loi travail que le Mouvement Républicain et Citoyen a combattue, les ordonnances vont encore plus loin dans la réduction des protections des salariés et ouvrent en grand les portes à la flexibilité et à la libéralisation du droit du travail. Les gouvernements se suivent et chacun en rajoute pour être le bon élève de l’Union européenne qui a invité le 14 juillet 2015 la France a « réformer le droit du travail ». Et avec l’Union européenne, on sait que la réforme signifie la régression sociale.
Le MRC est aux côtés des salariés et des citoyens qui s’opposent aux ordonnances. Tenant compte de la diversité syndicale de ses adhérents, le MRC laisse ses militants libres de choisir la forme et les modalités de leur expression dans les initiatives prises par les syndicats.
Pour cacher la réalité de son projet, le gouvernement cherche à convaincre les citoyens que les ordonnances vont permettre la création d’emplois puisqu’elles sont destinées aux petites entreprises. C’est un leurre : les petites entreprises n’ont pas les moyens de négocier les accords d’entreprises. En réalité les ordonnances sont faites pour les grandes entreprises qui auront la possibilité de déroger à la loi par l’accord d’entreprise. Celles-ci vont pouvoir faire fonctionner à plein régime la flexibilité, la simplification du droit du licenciement et la diminution de son contrôle. Elles vont bénéficier de l’extension des accords d’entreprises au delà de ce qui avait déjà été engagé par la loi El Khomri. Les ordonnances qui amplifient la remise en cause de la hiérarchie des normes avec la diminution du socle des droits et des protections au niveau de la loi, la réduction de la négociation au niveau des branches professionnelles et l’accroissement des compétences au niveau des entreprises, sont, comme hier avec la loi Travail, inacceptables. D’autant qu’un déséquilibre entre ce qui procède de la loi et ce qui est le résultat de la négociation entre patrons et représentants syndicaux est aussi complètement rompu.
La fin de la prise en compte du périmètre monde pour une multinationale est une régression majeure qui supprime une protection face à la mondialisation libérale. Une multinationale pourra ainsi avoir de bons résultats au niveau du groupe et licencier librement dans sa filiale en France puisque c’est au niveau national seulement que sera désormais apprécié le sérieux des difficultés d’une entreprise. Dans ces entreprises multinationales, les salariés seront livrés aux risques de délocalisations et aux licenciements boursiers. Et plus besoin de proposer aux salariés des offres d’emplois, une liste de propositions suffira désormais !
Le retrait de la compétence aux branches professionnelles sur les éléments de rémunérations qui pourront être fixées par un accord d’entreprise, va augmenter les inégalités entre salariés. Cela va aussi favoriser une concurrence exacerbée entre les entreprises et un dumping social des grosses entreprises sur les petites d’autant que beaucoup d’entre elles sont leurs sous-traitantes.
Les ordonnances affaiblissent les représentants des salariés: le progrès aurait consisté à les faire entrer dans les conseils d’administration des entreprises pour qu’ils soient informés sur la vie des entreprises et parties prenante de leur avenir. Ici aussi, les petites entreprises et leurs salariés seront les perdants.
Ce n’est pas avec cette politique sociale que la France connaîtra la prospérité et du travail pour tous. Avec les ordonnances travail, le Président de la République ne fait pas entrer la France dans le 21ème siècle. C’est marche arrière vers le 19ème siècle.

Second tour : pour battre l’extrême droite, pas une voix démocrate ne doit manquer à Emmanuel Macron

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 23 avril 2017.
Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.
La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.
Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.
L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.
Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.

Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Bastien Faudot, porte-parole du MRC et ex-candidat à l’élection présidentielle de 2017, jeudi 13 avril 2017.
Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste, de l’UDE, du PRG et d’EELV à l’élection présidentielle.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal ses cinq derniers années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. L’extrême-droite progresse, nourrie par les renoncements politiques et un discours mâtinée de vernis républicain. Le camp libéral pousse toujours plus en avant ses pions en faveur des élites économiques.
Comment ne pas penser également aux soupçons qui pèsent sur certains candidats dont l’orgueil et la déconnexion les conduisent à renoncer à toute éthique politique, alors que les Français font face à une incertitude quant aux lendemains qui seront les nôtres et la crainte du déclassement pour les générations à venir ?
Le MRC ne se reconnaît entièrement dans aucun des programmes des candidats de gauche, mais le dialogue continu et les combats partagés ces dernières années à l’assemblée nationale avec Benoît Hamon nous conduisent à soutenir sa candidature.
Nous appelons les Français à déjouer et démentir les sondages.

Bastien Faudot : «La gauche est aujourd’hui orpheline d’une grande vision de la France et pour la France»

ITV sur le site « RT en Français »
Pour Bastien Faudot, candidat à la présidentielle du MRC, la victoire de Hamon peut être une bonne nouvelle pour la gauche. Après 30 ans d’inertie et de «vide intellectuel», il appelle à un large travail de fond pour redonner du sens au politique.
RT France : Selon vous, Benoît Hamon doit-il sa victoire à la primaire à ses idées ou à son opposition à Manuel Valls qui incarnait le quinquennat décrié de François Hollande ?
Bastien Faudot : L’un n’empêche pas l’autre, ou du moins il ne faut pas faire l’erreur d’opposer l’un à l’autre. A l’évidence, les frondeurs ont changé de côté. Initialement, le mouvement de la fronde socialiste était minoritaire, or il ne l’est plus aujourd’hui. Cette primaire illustre évidemment le rejet du virage social-libéral que François Hollande a voulu imposer à sa famille politique et à l’ensemble de la gauche.
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Fichier TES : une loi est nécessaire

NEW-jl-laurentCommuniqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 15 novembre 2016.
Le fichier TES mérite plus qu’un débat organisé à la sauvette, après le rabibochage gouvernemental entre le Ministre de l’Intérieur et la Secrétaire d’Etat au numérique. Après deux semaines de débat, les choses se sont un peu éclaircies autour du fichier TES créé par décret le 31 octobre 2016.
Sur les questions de liberté publique, il est essentiel que le Parlement résiste au gouvernement et à l’exécutif, à l’urgence et aux arguments des technocrates. L’objectif commun, c’est la sécurité des Français et nous devons choisir des moyens proportionnés afin d’assurer la meilleure protection des libertés individuelles.
L’authentification des titres d’identité (carte d’identité et passeport) est un enjeu important pour la vie quotidienne des Français, qui peuvent être victimes d’usurpation d’identité, mais aussi pour la lutte anti-terroriste. Mais la solution retenue, celle d’un fichier unique centralisé, contenant des données biométriques est loin d’être la meilleure et la plus sécurisante.
Les argumentaires comptables du gouvernement ne sont pas recevables quand il s’agit des libertés publiques et de la vie privée à l’âge numérique. Le fichier TES mérite un véritable débat parlementaire qui permette d’évaluer l’ensemble des alternatives techniques et juridiques et de s’assurer de la proportionnalité entre l’objectif poursuivi et les moyens qu’on se donne. Le choix d’un gros fichier central doit être la dernière option.

« Regards d’Histoire » à Pontault-Combault

nadinelopesPar Nadine Lopes, maire-adjointe à la Culture et présidente du groupe MRC à Pontault-Combault.
A la veille du 11 novembre et du recueillement devant le sacrifice de millions d’hommes, il n’est pas inutile de souligner à quel point la compréhension de l’Histoire aide les hommes à vivre ensemble. Il faut entendre les souffrances, s’intéresser aux mémoires sans tomber dans une concurrence victimaire stérile. Il est plus fructueux de chercher les enjeux, les responsabilités, les zones grises de l’occultation ou du non-dit.
La démarche « Regards d’Histoire » autour du 17 octobre 1961 allait dans ce sens. Elle a permis à des générations différentes d’apprendre, de se rencontrer et de dialoguer.
En cette période électorale , on aimerait que le temps du débat public, sur les questions qui nous préoccupent, soit aussi fructueux et que chacun se souci sans arrière-pensée et avec humanité du bien commun. L’idéal républicain passe par le respect des lois et règles communes que l’on soit élu municipal ou national. C’est ainsi que nous faisons société.

Bastien Faudot : « A droite, rien de nouveau »

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Le premier débat entre les candidats à la primaire de la droite se déroule ce soir.
Il sera l’occasion pour les impétrants d’expliciter leur projet de société, et pour les citoyens de se faire un avis éclairé sur la direction qu’ils souhaitent faire prendre à la France. Candidat de la gauche patriote et souverainiste, je me distingue de tous ces candidats sur de nombreux points, ce débat sera probablement l’occasion de le vérifier une fois de plus. Un ancien Président de la République, deux anciens Premiers ministres, trois anciens ministres…qui font clairement partie du problème vont expliquer aux Français qu’ils sont la solution. Seul le député Poisson pourrait se prévaloir d’un peu de nouveauté mais il met son humour et sa formation de philosophe au service du réveil de la…France chrétienne.
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