Congrès départemental du MRC Seine & Marne

Nous y invitons les adhérents du 77 le samedi 24 novembre 2018 à Pontault-Combault.

Le Congrès National du Mouvement Républicain et Citoyen se tiendra à Paris les 1er et 2 décembre 2018.
Vous trouverez ci-joint en PDF les deux motions qui seront présentées à ce Congrès : la motion « Notre fil rouge : la République laïque et sociale » présentée par Jean-Luc Laurent, et la motion « Vouloir, penser, agir pour la France avec le MRC » présentée par Claude Nicolet.

MOTION Notre fil rouge

MOTION_Vouloir_Penser_Agir

Dans « L’Est Républicain-Belfort » : Bastien Faudot (MRC) milite pour « une gauche républicaine »

Élu municipal et départemental à Belfort, Bastien Faudot est porte-parole du MRC. Avec Emmanuel Maurel, qui vient tout juste de quitter le PS, il copréside « Nos causes communes », plateforme qui veut réunir la gauche républicaine.

Comment va le Mouvement Républicain et Citoyen ?
« Le MRC a perdu quelques centaines d’adhérents après le départ de Jean-Pierre Chevènement et nous comptons environ 2 500 militants. Cet essoufflement est relativement général à gauche et toutes les organisations anciennes, le Parti socialiste, le Parti communiste ou Les Verts le vivent. C’est le moment du reflux. D’où l’intérêt et la nécessité d’opérer une reconstruction. »

Sur des ruines ?
« Cela faisait des décennies que la volonté hégémonique du Parti socialiste neutralisait les initiatives et sclérosait les rapports de force, empêchant l’aggiornamento, la moindre remise en question. Il avait tissé sa toile sur le territoire de la gauche comme au temps féodal, avec des seigneurs qui décidaient localement de ce qu’il convenait ou pas d’accepter et de faire. On en était soit dépendant, soit tenu à l’écart. Que le PS ait été balayé rouvre des perspectives. Macron, en fusionnant les libéraux, en offrant un asile politique à ceux qui, au Parti socialiste étaient sur la même ligne et qui fossilisaient le PS, a rendu service à la gauche. Il a permis la refondation. Sans ce grand chamboule-tout de 2017 qui a précipité l’issue, et compte tenu de la lenteur de l’effondrement, cela aurait pu continuer un certain temps… »

Le macronisme est donc le déclencheur qui vous a tous libérés ?
« Je préfère dire l’étincelle car ça ne dure pas longtemps ! Oui, nous étions mûrs pour reconstruire… »

C’est la fin du MRC ?
« Le MRC a une histoire, celle de Gaulois réfractaires. Nous n’avons jamais cessé d’être un village d’Astérix entouré par les Romains. Il n’y a aucune utilité à le dissoudre aujourd’hui. Il va participer à la création d’une force politique nouvelle, rebâtir une gauche républicaine avec Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs amis, qui viennent de quitter le PS, puis avec Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise. Pour moi, souverainiste de gauche, c’est très enthousiasmant. »

La démarche n’est pas validée…
« Le conseil national du MRC en a lancé la préfiguration, à une majorité de 67 %. Mais oui, c’est au congrès convoqué les 1er et 2 décembre qu’il appartiendra de l’officialiser. Il y aura deux motions en lice, celle qui nous engage sur la voie de l’union et une seconde qui veut que le MRC reste un acteur politique autonome. Je suis convaincu que c’est notre ligne qui l’emportera. »

Cette stratégie prévoit deux étapes. La première, c’est la création de cette nouvelle force…
« Ce rapprochement se fait avec celles et ceux qui appartenaient jusqu’alors à l’aile gauche du PS. Le congrès constitutif se tiendra au premier trimestre 2019. À la mi-octobre, nous avons déposé les statuts de notre plate-forme, « Nos causes communes ». C’est une association loi de 1901 avec deux coprésidents, Emmanuel Maurel et moi, Jean-Luc Laurent restant par ailleurs le patron du MRC. »

Ce qui vous réunit, c’est qu’ils ont claqué la porte du PS comme Chevènement autrefois ?
« Jean-Pierre a été le premier à dire non, en 1983 au gouvernement puis dix ans après, au PS ! Chevènement était une sorte d’insoumis, même si je ne suis pas trop sûr que le terme lui convienne. Il y a deux sortes de politiques. Ceux qui n’hésitent pas à démissionner quand l’action menée est contraire à leurs valeurs et ceux qui seraient prêts à tuer père et mère pour devenir sous-secrétaire d’État. Ces adeptes du mercato sont les plus nombreux, on le voit encore avec Didier Guillaume qui présidait le groupe socialiste au Sénat et vient d’être nommé ministre. Cela illustre la porosité politique et idéologique du PS. Les départs se sont effectués en trois vagues, pour l’essentiel liés à des désaccords de fond sur l’Europe : en 1993, avec Chevènement, en 2008 avec Mélenchon et en 2018, avec Maurel et Lienemann. Il est donc logique de nous rapprocher. »

Le retour à la première gauche…
« Les sillons de chacun sont différents, mais c’est un peu ça. Mélenchon, c’est la Gauche socialiste, Maurel, c’est Poperen, Chevènement… c’est Chevènement ! »

Ce qui exclut Benoît Hamon…
« Lui, c’est la deuxième gauche, un bébé Rocard, un fédéraliste à la trajectoire plus sinueuse… »

Qui sera candidat MRC aux élections européennes ? Vous ?
« Notre accord politique devra se traduire sur la liste de la France Insoumise afin de fédérer la gauche du non. Pour le MRC, j’en serai. Au-delà, l’objectif est d’avoir une candidature unique à la présidentielle… »

Avec Jean-Luc Mélenchon, malgré les polémiques ?
« Seules les idées doivent guider notre action et non le tumulte des événements ou des images. Cela ne change en rien notre volonté de construire une alternative solide aux côtés de la France Insoumise car nous avons de vrais accords de fond. Les Français attendent une perspective à gauche. Là est notre tâche. Nous n’en dévierons pas. »

Jean-Luc Laurent : « Pour la construction d’une nouvelle force politique à gauche avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann et pour une alliance avec la France insoumise aux Européennes »

« Résister à Donald Trump » : lettre ouverte à Emmanuel Macron, le 13 juillet 2018

Monsieur le Président, Il y a un an, à l’occasion de la célébration du 14 juillet, vous receviez Donald Trump sur les Champs-Elysées.

Suivant l’inspiration du Général de Gaulle, puis celle de François Mitterrand, vous avez annoncé voici 12 mois vouloir consacrer votre mandat au rétablissement de notre souveraineté. Ce qui, en matière de politique étrangère, signifiait de rendre à la France sa vocation, celle de défendre partout des intérêts qui la dépassent, ceux de la paix, du développement comme du respect du droit des peuples.

En recevant les présidents de Russie et des États Unis, puis par votre engagement au service des accords de Paris, vous avez laissé espérer alors à tous ceux qui aiment la France et veulent croire en son influence, une réorientation bienvenue de notre politique extérieure. Enfin, en répondant aux exigences économiques et sociales de la Commission européenne, vous avez voulu parier sur la possibilité d’une configuration nouvelle et sur la réconciliation des peuples du vieux continent avec un grand projet européen.
Douze mois plus tard, où en sommes-nous ?
Force est de constater que vos promesses ont fait long feu.
(suite…)

Nadine Lopes : « L’Union, une réalité bien concrète pour notre Commune ! »


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Déclaration du MRC Conseil municipal – lundi 22 janvier 2018
Élection de Gilles Bord, maire de Pontault-Combault

Depuis 2007, Monique Delessard a su préserver les équilibres avec ses partenaires de gauche. C’est une fierté de poursuivre le travail engagé dans une majorité de progrès, une majorité de gauche sous la houlette de Gilles Bord.
Les choix de ce mandat, réaffirmés il y a peu, sont de donner la priorité à l’éducation, aux solidarités et au bien vivre tout en ayant une vision et une ambition pour cette grande ville de Seine et Marne.
Face aux partisans d’un modèle libéral facteur d’atomisation de la société, nous faisons le pari de la justice sociale, de la protection de tous, en particulier des plus faibles ; nous formulons l’exigence d’accompagner les enfants et adolescents dans leur scolarité, de les ouvrir au monde extérieur par la culture et par la rencontre avec les autres.
Le MRC trouve toute sa place dans une gauche plurielle qui joue la carte de l’engagement citoyen, de l’éducation populaire, du combat contre les injustices, de la réflexion pour faire vivre pleinement la laïcité, donc la tolérance.
L’échelon communal est précieux pour empêcher la dévitalisation de la démocratie. C’est à nous de lui donner tout son sens.
L’unité ne signifie pas qu’il faille mettre sous le tapis nos différences, au contraire nous en débattons : l’indépendance d’esprit est nécessaire aux échanges et à la réflexion.
Écouter les habitants et participer à faire de cette ville un espace à la fois protégé et ouvert, avoir le courage de décider en restant fidèles aux engagements, voilà tout ce que je nous souhaite au côté de Gilles Bord.
Nadine Lopes, maire-adjointe aux affaires culturelles, Présidente du groupe MRC

Bastien Faudot : « Pourquoi je soutiens la candidature d’Anaïs Beltran ? »


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« Avec le MRC et nos amis du PCF, nous avons fait le choix de nous allier à la candidature présentée par la France Insoumise pour l’élection législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort.
Ce choix est un choix d’efficacité : repartir dans le même format qu’en juin dernier, c’était se résoudre à rester spectateur du 2ème tour en divisant l’électorat des forces de progrès. C’est ce qui m’a amené, dès début octobre, à prendre position pour une candidature unique à gauche.
Ce choix est aussi un choix de clarification face à la déferlante libérale qui s’abat sur le pays après l’élection d’Emmanuel Macron au printemps. La révolution libérale voulue par Jupiter programme l’accroissement du séparatisme social et des inégalités.
D’un coté, pour les citoyens ordinaires : ordonnances travail, hausse de la CSG, gel des salaires dans la fonction publique, baisse des APL, hausse du forfait hospitalier, etc…
De l’autre côté, pour les puissants : suppression de l’impôt sur la fortune, plafonnement de l’impôt sur les revenus du capital, application du CETA, facilitation des licenciements…
Ce choix est aussi un choix d’avenir : à l’heure où la gauche est éparpillée façon puzzle, nous devons dès à présent nous mettre en situation de bâtir une alternative plus large et plus solide. Cette élection législative partielle peut être un laboratoire pour la suite.
Bien sûr il reste des débats entre les Insoumis et la gauche républicaine. Nous avons des désaccords sur certains sujets, pourquoi le cacher ?
Il reste que nous avons au fond les mêmes inspirations (notamment le programme « Les jours heureux » du Conseil National de la Résistance) et la même aspiration à un monde plus juste où la réussite des uns ne signifie pas l’écrasement des autres.
Le 28 janvier prochain, dès le premier tour, j’invite l’ensemble des citoyennes et citoyens de la première circonscription du Territoire de Belfort à voter et à faire voter pour Anaïs Beltran et Gérald Loridat. Seule cette candidature de rassemblement d’une gauche populaire, sincère et exigeante sera en capacité de battre ceux qui ont triché pour gagner en juin et celui qui soutient la société des « premiers de cordée » de M. Macron. »

Le choix du SPD, de rallier le gouvernement d’Angela Merkel, symbolise l’effondrement de la social-démocratie sur le continent européen

Communiqué de Bastien Faudot, porte-parole du MRC, le 13 janvier 2018
Le choix du SPD symbolise l’effondrement de la social-démocratie sur le continent européen. Ceux qui font le choix outre Rhin de s’allier à Angela Merkel, comme ceux qui choisissent en France de rallier Jupiter, par intérêt personnel ou par lâcheté, se rendent à la toute puissance du marché, au chantage de la dette et au dogme de « la seule politique possible ».
Cette orientation conduit irrémédiablement à l’atomisation des sociétés, au triomphe de la cupidité ordinaire et à la tyrannie de l’immédiateté. Il s’agit d’une logique mortifère parce qu’elle sacrifie les hommes et leur environnement. L’honneur de la gauche, quelle que soient les chapelles, est de résister sans ambiguïté à cet esprit de renoncement.
Les citoyens français n’ont pas fait 1789 pour faire de la République une filiale de la World Company.

L’appel du Conseil National du MRC

L’élection d’Emmanuel Macron a consacré la fusion des libéraux de gauche et de droite. Privé d’adversaire depuis la chute du bloc soviétique, l’imaginaire libéral a envahi les partis de gouvernements qui ont mené des alternances sans alternatives. Réduits à une opposition artificielle, les libéraux de chaque camp ont trouvé cette fois un débouché politique commun avec En Marche et la victoire de son leader au printemps.
Cette victoire cache pourtant une contradiction : l’élection du nouveau président de la République procède d’un désir réel de renouveau de la politique et en même temps il incarne le prolongement et l’approfondissement des solutions libérales essayées depuis 30 ans. Un tel malentendu originel ne peut que conduire à de grandes désillusions parce que les mêmes solutions produiront mécaniquement les mêmes résultats.
Pour l’heure, l’irruption de cette offre nouvelle est venue troubler le paysage traditionnel. Pour autant, le clivage gauche-droite ne s’évaporera pas. L’émergence d’un pôle libéral rassemblé et décomplexé offre à la gauche l’opportunité de se refonder, à condition toutefois qu’elle intègre la nécessité de redéfinir son contenu.
La fin du cycle d’Epinay nous met devant un défi majuscule : inventer une réponse politique à la hauteur face au modèle libéral qui conduit à l’atomisation des corps sociaux et à la dévitalisation des démocraties. A défaut, elle laissera le champ libre à une droite radicalisée autour des questions identitaires. (suite…)

Election législative partielle dans le Territoire de Belfort : Le MRC fait l’union.

Le MRC a appelé, dès le mois d’octobre dernier, à une candidature d’union de toute la gauche compte tenu d’une possible élection législative partielle dans le Territoire de Belfort.
L’élection de Ian Boucard et de son suppléant Damien Meslot, maire de Belfort, a été invalidée, le 8 décembre dernier, par le Conseil Constitutionnel pour tricherie.
Cette élection, qui doit faire gagner la morale publique, suppose le rassemblement le plus large.
A l’issu des discussions entre les partis de gauche, un accord entre La France Insoumise, le MRC et le PCF est intervenu avec une candidature commune conduite par LFI qui était arrivé en tête, parmi ces formations, pour les législatives de 2017.
Le MRC appelle les autres forces de gauche à se joindre à ce rassemblement.

Nous vous invitons à lire la déclaration de Bastien Faudot, porte-parole du MRC, conseiller départemental et municipal de Belfort :
« Avec le MRC et nos amis du PCF, nous avons fait le choix de nous allier à la candidature présentée par la France Insoumise pour l’élection législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort.
(suite…)